LES RECRUTEMENTS ET FORMATIONS MILITAIRES

 

Les contrôleurs sont en poste essentiellement dans l'armée de l'air, la marine et l'aviation légère de l'armée de terre (ALAT).

ALAT

Aéronautique Navale

Armée de l'Air

Reconversion civile

ALAT

Les contrôleurs sont essentiellement des sous-officiers. Ils ont choisi cette filière après une série de tests lors de l'entrée à l'école de Saint-Maixent.
A l'issue de leur formation militaire, ils intègrent l'école des contrôleurs de l'armée de l'Air à Mont-de-Marsan. Ils suivent les mêmes cours que leurs camarades aviateurs, leur spécialité restant l'aérodrome.
Pour les officiers, la filière passe aussi par l'école de Mont-de-Marsan.
Les terrains où ces contrôleurs sont présents avec une fonction "en poste" sont : Dax, Le Luc, Phalsbourg, Etain, Pau et Compiègne. Mais il y a également un contrôleur à la DIRCAM, un à l'escadrille Avion de Rennes ainsi que des instructeurs au CICDA de Mont-de-Marsan et à l'ENAC. En tout, il y a environ 130 contrôleurs de l'ALAT. 

Tour de contrôle de la base aérienne 123 d'Orléans Bricy (LFOJ)

CONTROLEUR DE L'AERONAUTIQUE NAVALE

Depuis le 7 septembre 1998, tous les contrôleurs de l'aéronautique navale sont formés à l'ENAC. Précédemment, l'école se trouvait sur la base de Nîmes Garons. La formation se fait en étroite collaboration entre les instructeurs de l'ENAC et les instructeurs de la marine.

Hercule C-130

Les différentes bases de l'aéronautique navale dans lesquelles sont affectés les contrôleurs de la marine sont :

D'autres centres d'affectation sont possibles par la suite :

Contrôleur aérien militaire

Les contrôleurs peuvent également être affectés sur le porte-avions nucléaire Charles De Gaulle et sur certains bâtiments TCD (Transport de Chalands de Débarquement), de gros porte-hélicoptères en quelque sorte, comme la Foudre, le Sirocco, le Mistral et le Tonnerre. Deux contrôleurs CONTA (CONTrôleur d'Aéronautique) sont affectés sur chaque TCD. Pour les officiers, il y a aussi des postes en état-major sur Paris et Toulon.

Historique

1925 : Définition des spécialités de volants : observateurs, mitrailleurs, bombardiers, radiotélégraphistes, mécaniciens, arrimeurs.

1945 : Création de la spécialité de navigateur aérien.

1951 : Création de la spécialité de navigateur contrôleur.

1954 : La spécialité de navigateur est scindée en deux : navigateur aérien et contrôleur d'aéronautique.

1959 : Les contrôleurs perdent le statut de volant.

1964 : Implantation de l'EPV/56S à Nîmes Garons (Ecole du Personnel Volant).

1984 : Affectation de deux PA31 à la 56S au profit de l'école des contrôleurs.

1985 : Création de deux branches pour les officiers contrôleurs d'aéronautique : Circulation aérienne (CAEP) et branche opérations aériennes (COA).

1991 : Création d'un insigne de poitrine.

1998 : Création de la subdivision marine à l'ENAC pour la formation de tous les contrôleurs d'aéronautique navale.

Antenne radar de Cinq-Mars-la-Pile. Ce radar fait partie du Centre de Détection et de Contrôle qui dépend de la base de Tours. L'essentiel du site est enterré. Son objectif principal est de préserver l'intégrité de l'espace aérien français. Sa zone de surveillance s'étend à l'Ouest du pays. En cas de menace, il doit déclencher les interventions adéquates en lien étroit avec le centre national basé à Taverny. Il assure également des relations avec l'Aviation Civile qui permettent de repérer les risques et de déclencher des secours rapidement.

La formation

Les contrôleurs de la marine sont formés comme les civils. Il faut dire que les plus importantes bases aéronavales reçoivent du trafic civil à Brest, Lorient, Nîmes et Toulon.
Il est bien évident qu'il existe plusieurs possibilités de promotion au sein de l'armée. Ces promotions sont d'ordre militaires et communes aux différentes armes.

Cockpit de l'Hercule C-130

A l'école de Maistrance à Brest (3 mois), le recrutement se fait par des tests médico-psychologiques avec un niveau bac scientifique et un bon niveau d'anglais.
La formation initiale des TCA (Technicien Circulation Aérienne qui est le nom donné aux contrôleurs marine) à l'ENAC dure 30 semaines. C'est une reprise des premiers modules des ICNA avec des compléments marine.
La formation en centre d'affectation dure 21 mois minimum. L'élève doit être Contrôleur Confirmé (CC). Il occupe les fonctions de contrôleur sol et contrôleur d'aérodrome.
La formation de TCAR (mention radar) dure 10 semaines à l'ENAC avec une formation marine. Elle se termine par une cérémonie d'attribution de l'insigne de contrôleur.
Après son retour en centre en 24 mois minimum, le TCAR peut devenir Contrôleur Supérieur et peut occuper tous les postes sauf ceux d'encadrement. Pour ce faire, il doit effectuer un stage de 25 semaines à l'ENAC pour obtenir son brevet supérieur.
Pour les officiers (issus d'un recrutement spécifique), le stage de qualification supérieure dure 20 semaines. De retour en centre, un stage de 1 à 2 ans pour les OMS (Officier Marinier Supérieur) ou 1 an pour les Officiers donne la qualification de Contrôleur Superviseur (CSV) qui permet de prétendre aux fonctions de chef d'équipe ou d'adjoint au chef d'équipe.
Enfin, pour les Officiers Mariniers (OM) comme pour les Officiers de Marine (OFF), un stage de chef contrôleur est organisé à l'ENAC à la suite duquel les OM obtiendront leur brevet de maîtrise et les OFF leur Masters Officer en poursuivant à l'ENAC un module de 2 à 3 semaines.
Les officiers sont destinés aux postes d'encadrement dans les bases et aux états-majors.

ARMEE DE L'AIR

L'armée de l'air comporte l'effectif de contrôleurs le plus important. Ceux-ci se répartissent dans plusieurs organismes :

Les contrôleurs de l'armée de l'air se divisent en deux catégories : DA (Défense Aérienne) pour les services en route et CA (Circulation Aérienne) pour les services en approche.

Contrôleur aérien militaire

Le recrutement

Les candidats officiers sont issus de l'école de l'air (officier des bases) d'Aix-en-Provence, recrutement au niveau classes préparatoires scientifiques ou de l'école militaire de l'air (recrutement à partir du corps des sous-officiers) et la sélection se fait par le classement de sortie.
Les officiers rejoignent le CICDA. Les officiers obtiennent un diplôme d'ingénieur de l'école de l'air. Certains d'entre eux suivent une formation complète de 2 ans à l'ENAC comme Ingénieur de l'Aviation Civile.
Pour les sous-officiers, une série de tests psychotechniques et de connaissance du français ainsi que des tests physiques conditionnent l'entrée dans l'armée de l'air. Le choix de la carrière, option opérations aériennes, est déterminé par d'autres tests en anglais, mathématiques, électricité et mécanique. Ces choix sont validés par le Certificat d'Aptitude Militaire à Rochefort puis un stage à Avord pour le Certificat de Langue Parlée de premier degré. Ensuite, l'élève sous-officier rejoint le CICDA à Mont-de-Marsan où il est orienté CA ou DA.

Vue aérienne de la base 123 d'Orléans Bricy

La formation

Elle se déroule au CICDA en deux phases.

Phase 1

Phase 2

Des tests théoriques et pratiques achèvent la période de formation initiale qui se traduit par l'attribution des différentes licences d'habilitation. L'élève est nommé CO (Contrôleur Opérationnel).

Le STRIDA (Système de Traitement et de Représentation des Informations de Défense Aérienne) permet à l'armée de l'Air d'assurer la défense aérienne du territoire en optimisant le traitement des données fournies en temps réel et en permanence par tous les radars de veille (civils, militaires, d'approche ou de veille lointaine). Il est composé de calculateurs et de consoles d'exploitation munies d'écrans de visualisation et de claviers pour le dialogue homme-machine.

La carrière

Les officiers et sous-officiers poursuivent leur carrière comme suit :

Dans le cadre de la DA (Défense Aérienne), les officiers volontaires peuvent être affectés sur les avions SDCA pour une période de trois ans.

Les contrôleurs de l'armée de l'air participent aux opérations de l'ONU ou de l'OTAN dans le monde.

Transall devant la Tour d'Orléans Bricy

La carrière combine l'aptitude militaire, l'ancienneté et les qualifications de contrôle comme critères d'avancement aux grades supérieurs. 70 % du corps des officiers est issu de celui des sous-officiers notamment via l'école militaire de l'air.

DES METIERS LIES

Il existe plusieurs passerelles qui permettent aux militaires de passer civils. Les contrôleurs militaires peuvent rejoindre l'EPNER ou tenter une formation AFIS. Dans le cadre des emplois réservés, les officiers peuvent se présenter à la sélection professionnelle ICNA et les sous-officiers à celle de TSEEAC. Les ICNA peuvent rejoindre l'agence Eurocontrol.