INTRODUCTION

 

Le contrôleur aérien exerce un métier prenant à hautes responsabilités. Ce métier est fait de hautes technologies mêlées à un savoir-faire artisanal. Il s'agit de savoir prendre une décision rigoureuse dans un environnement instable.

En mathématiques, le chercheur tente de trouver un paramètre inconnu à partir d'une équation faite de constantes. Pour le contrôleur, c'est l'inverse : Toutes les variations des paramètres lui sont connues et il doit en déduire une constante. Cette constante, c'est la sécurité. C'est à dire le respect d'une norme de séparation entre les avions.

Ces avions évoluent à 800 km/h, le temps de prise de décision est donc rapide. Pour cela, le contrôleur s'aide de différents outils (informatique, radar, ...), de procédures et de son instinct. Ce dernier paramètre est très difficile à quantifier. C'est la raison pour laquelle nous n'entendons plus parler de contrôle automatique comme au début des années 80. Les USA ont perdu des millions de dollars dans ce projet finalement abandonné. L'homme, le contrôleur reste au coeur du système. C'est tout l'atout du métier.

Du sommet de sa tour ou au fond d'une salle radar, le contrôleur dirige et manage son trafic. Il est responsable de la vie de plusieurs centaines de personnes et il a conscience que nul ne peut prendre de décision à sa place.

La profession de contrôleur aérien est multiple, elle dépend du lieu d'affectation (centre de contrôle en route, centre de contrôle d'approche ou tour de contrôle) et d'un choix de carrière.

Ce métier passionnant est cependant méconnu du grand public. Ainsi, quand un contrôleur aérien parle de son métier, il n'est pas rare que la réponse soit : "Vous travaillez chez Air France ? " ou - mieux encore - "C'est vous qui contrôlez les passeports et les bagages des passagers avant l'embarquement ? ". Pour ceux qui prennent l'avion, le terme de contrôle aérien est plus familier : C'est celui qu'invoque souvent le commandant de bord pour expliquer le retard au décollage (et quelquefois de façon pas toujours très honnête ...). De plus, les rares fois où les médias parlent des "aiguilleurs du ciel", c'est pour annoncer une grève qui va clouer les avions au sol. Bref, le contrôle aérien reste dans l'ombre, et s'il en sort momentanément, ce n'est pas à son avantage. 

C'est pourquoi ce site vous invite à découvrir ce monde mystérieux où les hommes parlent avec des phrases courtes et codées appelées phraséologie.

Airbus A340 au roulage devant la Tour Nord de Roissy - Charles De Gaulle (LFPG)